Let’s build a Geiger counter ! (part 1)

Sous ce titre volontairement aguicheur et provocateur, je vais m’empresser de rassurer tout le monde : oui nous allons construire un compteur Geiger et non l’article ne sera pas écrit en Anglais ! Et puis quand j’y repense, j’aurais peut être du appeler ça « construisons une alimentation à découpage » mais tout de suite ça avait l’air un peu barbant.

Ceci fait, regardons de plus près ce en quoi consiste un compteur Geiger : c’est tout simplement un tube contenant un gaz inerte qui va conduire le courant pendant un bref instant lors de la réception de rayonnements ionisants (X, beta, gamma etc …). Pour faire simple on va pouvoir mesurer la radioactivité ! Du coup on pourra aussi vérifier en cas d’accident où s’arrête le nuage, vu que de toute façon il ne peut pas y avoir d’accident chez nous puisque EDF et AREVA veillent au grain et que ça risque surtout d’arriver en Allemagne (c’est gratuit oui, mais c’est parce qu’ils gèrent pas qu’ils veulent arrêter le nucléaire, mais ça personne ne le dit).

De tels tubes en se trouvent dans toutes les bonnes crèmeries, de préférence de l’autre côté de l’ancien rideau de fer. Le mieux est de demander à eBay de nous trouver un tube SBM-20 (СБМ-20 dans la langue originale) On peut trouver des tubes plus jolis en verre et qui tiennent dans la poche, mais d’après ce que j’ai pu lire ici et là, il semblerait que le SBM-20 soit le meilleur compromis en terme de détectivité (et surtout pour s’amuser en mesurant le fond de radioactivité naturelle). Cependant s’il s’agit, après l’apocalypse, de savoir où il est préférable de tenter de survivre, il serait plus pertinent de prendre un tube ayant une plus faible détectivité et qui saturera moins vite qu’un tube très sensible. Oui parce qu’un tube saturé donnera une mesure vraiment aberrantes. Et pour savoir comment survivre après l’apocalypse en parlant aux centrales nucléaires je conseille aussi ce bouquin mais je ne suis pas critique littéraire donc je n’en parlerais pas plus en détail.

Tube Geiger SBM-20 que l’on va mettre en pratique par la suite

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De la variation de la température intérieure

Bon, vu que 2015 est l’année de la conférence de Paris sur le climat, autant parler d’écologie et s’intéresser aux températures chaudes de ce début de mois d’avril.

carte ethernet ENC28J60
Carte réseau d’un Chevino connecté

J’ai dernièrement montré une façon simple pour réaliser un petit serveur http sur réseau ethernet à moindre coût (environ 5€) utilisant un microcontrôleur 8bits. L’avantage est qu’il est alors possible pour un prix très réduit d’avoir un nombre conséquent d’objets connectés qui sont alors indépendants et fonctionnent sans le cloud (c’est dégueulasse de dévoyer un si beau réseau comme internet d’une telle façon, mais c’est mon avis personnel) de Google, Amazon ou pire celui d’Apple.  Il est aussi simple de connecter sur un tel microcontrôleur (l’interface ethernet fonctionnant en SPI, il y a donc encore une dizaine d’E/S libre pour connecter un peu tous les capteurs que l’on souhaite), un capteur de température. Un bon capteur pour une telle application est le capteur de température DS18B20 : il fonctionne sur une interface one-wire, est étanche, et possède une résolution d’un seizième de Celsius, avec une précision de l’ordre de 0.1 degrés.

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Suivre les satellites

J’ai trouvé qu’il n’y avait pas beaucoup de références sur le suivi de satellites en français, autre que ce qui pourrait être glané via une navigation rapide sur wikipedia. Et puis il y a bien des sites internet spécialisés mais ça n’explique pas comment ça marche, et de toute façon je n’aime pas les sites web qui ont du javascript à outrance (ni même qui utilisent google maps comme fond de carte).

Bon alors, première étape : comment savoir où se trouve le satellite. La réponse est simple il y a une base de donnée qui est alimentée par le NORAD. On a connu mieux en terme de souveraineté et d’indépendance mais bon il faut pas cracher dans la soupe. Les radars américains (voir ici ) cartographient le ciel et déterminent les objets en orbite autour de la terre ; enfin uniquement ceux qui sont « non sensibles » d’un point de vue renseignement.

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Développement propre et facile sur Chevino

J’ai présenté en ces lieux la carte électronique Chevino que j’ai développée pour palier au coût prohibitif solutions commerciales à base de microcontrôleur 8 bits. Tout ceci n’explique pas comment programmer les dites cartes sans utiliser l’IDE libre développé pour les cartes arduino.

Il faut savoir que la spécificités de ces cartes, est leur apparentes simplicité d’emploi. En effet, on code du vrai C ou C++ comme les grands, mais les petites roulettes sont là pour empêcher les gens de tomber.

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Chevino, toute la puissance de l’Atmega 328p !

Elles sont faciles à utiliser les cartes Arduino (TM), mais il y a toutefois un souci. Elles sont plutôt chères pour ce que c’est d’où des copies plus ou moins officielles qui se développent et fleurissent chez tout bon marchant. Et tout ça pour quoi ? Juste un circuit imprimé avec les composants qui vont bien !

Il est très simple de fabriquer soi-même une copie maison de ces cartes, si l’on fait attention à quelque détail. Le montage minimal pour utiliser un circuit comme l’Atmega 328p (le même que les arduino Uno) est disponible, et reproduit ci-après. En gros il suffit de brancher les sources de tensions avec un condensateur de découplage, le reset avec une résistance pull-up et un quartz à la bonne fréquence. Toutes les autres broches ne sont que des entrées/sorties !

atmega328
Un micrcontôleur Atmel Atmega 328P

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Il était une fois les terminaux séries asynchrones

Ceci est un post de blog écrit il y a bientôt 10 ans et que je reposte ici, alors qu’au fond rien n’a vraiment changé dans ce monde….

Petit rappel historique

Il y a longtemps, dans un monde lointain, même très lointain … les réseaux ethernet n’existaient pas. Et de  tout temps les hommes avaient la nécessité d’utiliser une machine à  distance, de plus, la seule connectique facilement utilisable présente sur les ordinateurs étant le port série, de là sont nés les terminaux série. Pourquoi asynchrone ? Tout simplement pour la bonne raison qu’aucun signal d’horloge n’est partagé par les deux parties, chaque machine possède sa propre horloge pour déterminer l’instant de réception des données.

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